Location de voiture pour un road-trip au Canada

Un voyage en voiture au Canada pourrait être l’une des meilleures aventures de votre vie. Organiser un voyage de ce type par vous-même, en faisant surtout attention aux coûts, nécessite toutefois de connaître certains aspects importants. Voici un petit guide qui combine des informations utiles à votre voyage.

Pourquoi un voyage en voiture au Canada ?

Parce que c’est la meilleure façon de profiter de toute la beauté qu’il peut offrir. Il est conseillé de louer une voiture car toutes les régions ne sont pas desservies par les transports publics (voir les provinces plus éloignées au nord) et les longs trajets en bus prennent beaucoup plus de temps. Le Canada est un vaste pays, le deuxième après la Russie, avec dix provinces (un peu comme les régions en France) et trois territoires. D’une côte à l’autre, il y a 6 fuseaux horaires différents et une infinité de paysages, des montagnes qui cachent les lacs des Caraïbes à la toundra arctique du Grand Nord.

Seules certaines zones en particulier se prêtent mieux à l’exploration par les transports publics, par exemple Churchill au Manitoba, que l’on peut atteindre en avion ou en train depuis Winnipeg, où il n’est pas possible de se déplacer de manière autonome en raison de la présence massive d’ours polaires.

En considération de cet aspect, pour un déplacement en voiture au Canada, il est conseillé de se consacrer à une région spécifique pour éviter de passer plus de temps en voiture qu’à profiter des lieux. Il ne s’agit pas nécessairement de visiter une seule province, mais de se concentrer sur une ou plusieurs régions proches, comme les montagnes Rocheuses en Alberta et la côte ouest de la Colombie-Britannique ou le Québec et l’Ontario.

Comment louer une voiture au Canada ?

Les prix de location de voitures varient clairement d’une société à l’autre et le choix au Canada est assez large, surtout dans les zones les plus touristiques. Il est donc nécessaire de bien choisir à qui faire confiance pour ne pas rencontrer de problèmes, car toutes les entreprises ne peuvent pas se targuer du plus haut niveau de fiabilité en termes de service.

La première chose à faire est de comparer les offres des différentes entreprises. Pour faciliter la tâche, passez par un courtier en location de voitures où les différentes propositions sont collectées et comparées de manière rapide et intuitive, en évitant la grande perte de temps que représente la visite de tous les sites web de location individuels.

Lors de la haute saison, correspondant aux mois d’été, il faut toujours réserver à l’avance pour trouver des prix moins chers et ne pas risquer de se retrouver sans voiture. Il en va de même pour les régions plus éloignées, comme les Territoires du Nord-Ouest, où la quantité de véhicules à louer est rare et s’épuise rapidement. En général, le fait de pouvoir arrêter la voiture quelques mois plus tôt permet d’économiser un peu d’argent.

Le carburant coûte moins cher qu’en Europe et le prix varie légèrement d’une province à l’autre. En moyenne, il est d’environ 0,90 centime par litre. La voiture de location est généralement livrée avec un réservoir plein et doit être rendue de la même manière pour éviter une surcharge.

Elle accorde toujours une grande attention aux polices d’assurance et à leurs franchises, en envisageant également des options qui les réduisent ou, dans certains cas, les annulent complètement comme dans le cas du kasko.

Choisissez la bonne voiture pour un voyage sur la route au Canada

Le choix de la voiture dépend de votre itinéraire et des routes que vous emprunterez. Un exemple ? Pour le Québec, sur des routes essentiellement pavées et simples, choisissez une petite voiture de ville. Alors que pour les Territoires du Nord-Ouest, qui doivent également faire face à des routes de glace, optez pour une voiture plus grande et plus robuste.

Évaluez également la quantité de bagages, car les voitures plus petites et moins chères ont un coffre étroit et peuvent donc ne pas être le choix le plus confortable, surtout si vous devez laisser votre voiture garée dans les grandes villes où la criminalité est plus élevée.

Toutes les voitures ont une transmission automatique, très facile à utiliser même pour nous qui sommes moins habitués à ce confort. Vous trouverez des lettres indiquant différents modes : D signifie “Drive” et sert à démarrer la voiture, L signifie “Low” et est recommandé pour les montées et les descentes, N signifie “Neutral” et est équivalent au point mort, P signifie “Parking” et est utilisé après le stationnement et avant d’éteindre le moteur, R signifie “Reverse” et sert de marche arrière.

Petite curiosité sur les plaques d’immatriculation au Canada

Les plaques d’immatriculation au Canada sont quelque chose de vraiment unique, pour que vous puissiez les collectionner. Chaque plaque a une devise qui fait référence à la province à laquelle elle appartient. Nous avons donc un “Manitoba amical” ou une “belle Colombie-Britannique”. La plus particulière de toutes est celle des Territoires du Nord-Ouest, sous la forme d’un ours polaire, c’est le seul qui n’ait pas le format rectangulaire qui est la norme. Elle a été introduite en 1970 sur la suggestion d’un écolier lors d’un concours pour dessiner la nouvelle plaque provinciale. Toutes les plaques d’immatriculation au Canada peuvent être personnalisées, en écrivant à peu près tout ce que vous voulez.

Pour rester dans le sujet, il existe dans la province du Yukon une forêt peuplée de panneaux de signalisation et de plaques d’immatriculation. En 1942, un ingénieur américain s’est rendu près du lac pour réparer une enseigne, à côté de laquelle il a placé l’enseigne de sa ville natale. De là, beaucoup d’autres ont décidé de vous laisser d’autres signes, et ils sont ensuite venus à plus de 100 000. Un lieu unique au monde, une véritable forêt de signaux (Sign Post Forest), un arrêt obligatoire pour toute personne voyageant sur la célèbre route de l’Alaska.

Le permis international, est nécessaire ?

Le permis international est un document officiel qui permet de conduire dans les pays non membres de l’UE, c’est-à-dire en dehors de l’Union européenne. Ce n’est rien d’autre que la traduction assermentée du permis de conduire, qui doit toujours être portée sur vous.

Il est valable un an et peut être demandé par une simple procédure auprès de la Motorisation Civile. Il est obligatoire dans tous les cas de permis de conduire comportant des caractères non latins, par exemple si vous devez conduire en Russie où vous écrivez en alphabet cyrillique. Dans les autres cas et pour les courts séjours, il n’est pas toujours nécessaire d’avoir ce document avec soi. Pour le Canada, cela dépend de la province ou du territoire que vous visitez.

Il est donc toujours bon de se renseigner avant de partir en voyage au Canada. Par exemple, en Ontario, vous pouvez conduire jusqu’à 90 jours seulement avec votre permis de conduire et au Québec jusqu’à 6 mois. Chaque province a une page internet dédiée à ce sujet pour plus d’informations.

Les routes au Canada

Le système routier canadien est très bon et bien entretenu. C’est pourquoi il existe de nombreux chantiers, surtout en été, période la plus propice aux travaux d’entretien du revêtement routier. Ne soyez pas surpris si vous trouvez des aimants représentant des chantiers de construction ou si vous en rencontrez plusieurs au cours de votre voyage.

Les routes principales sont essentiellement pavées, même à l’intérieur des parcs nationaux ou dans des zones plus imperméables ou montagneuses. Le seul endroit où l’asphalte cède la place à la terre est à la frontière entre le Yukon et les Territoires du Nord-Ouest, comme la légendaire Dempster Highway. Bien qu’elle soit l’une des principales artères de liaison du nord du Canada, elle n’est pas encore pavée et nécessite donc plus d’attention et un moyen approprié tel qu’un 4×4. Lisez toujours le contrat ou renseignez-vous auprès de l’entreprise de location sur la possibilité de conduire sur des routes de terre et sur la couverture de tout dommage consécutif. Vous n’êtes pas toujours couvert dans de tels cas.

Il existe de nombreuses routes panoramiques que vous devriez connaître et inclure dans un voyage en route vers le Canada. Parfois, en fait, la différence entre une route principale et une route secondaire en termes de temps est très faible, mais les paysages sont très différents.

Les autoroutes canadiennes ne sont pas toutes soumises à un péage comme en Italie. Pour certains seulement, vous devez payer une somme en espèces ou par carte. Vous pouvez vérifier avant votre départ en fonction de votre itinéraire. Les autoroutes payantes sont l’autoroute 407 de l’Ontario, Cobequid Pass, l’autoroute 30 du Québec et l’autoroute 402 de l’Ontario.

L’autoroute 407 de l’Ontario n’a pas de poste de péage. Le passage est enregistré électroniquement grâce à la plaque d’immatriculation du véhicule et le montant à payer est calculé en fonction du nombre de kilomètres que vous avez parcourus. Dans le cas des voitures de location, le péage à payer arrivera à l’entreprise qui le débitera ensuite sur la carte de crédit fournie. Comme c’est une autoroute assez chère, je vous suggère de vérifier le montant à payer sur le site de la route 407 de l’Ontario.

L’autoroute 5 de la Colombie-Britannique, qui relie le nord au sud de la province, n’est plus gratuite depuis 2008, même si, sur certains tronçons, on trouve encore des panneaux indiquant le paiement du péage.

Certains faits intéressants sur les routes canadiennes

La route la plus célèbre et la plus fréquentée est la Transcanadienne, également connue sous le nom de route 1, qui va de Victoria en Colombie-Britannique sur la côte ouest à St. John’s Terre-Neuve en Nouvelle-Écosse à l’est. Plus de 800 kilomètres pour relier 10 provinces du Pacifique à l’Atlantique. Elle alterne des tronçons très pittoresques et d’autres moins excitants, mais reste la principale artère du pays.

La route la plus dangereuse, avec le plus grand nombre d’accidents enregistrés, est la section de l’autoroute 1 reliant Revelstoke à Golden en Colombie-Britannique. 148 kilomètres sur deux voies seulement, sans la bande d’arrêt d’urgences et l’îlot de circulation.

Les routes de glace sont une autre particularité du Canada, en particulier dans la partie nord du pays. La prudence est primordiale et il est nécessaire d’être informé au préalable des véhicules qui peuvent être conduits par une voiture et de ceux qui sont destinés uniquement et exclusivement aux véhicules lourds transportant des marchandises et des matériaux de divers types dans les régions les plus reculées, qui ne sont pas autrement reliées.

Sur le web, vous pouvez trouver de nombreux classements sur les plus belles routes, comme celui de la maison d’édition Rough Guides consacré aux 5 plus beaux tourismes en voiture au Canada.

Icefields Parkaway fait un voyage dans le voyage. En effet, il est souvent désigné comme l’une des routes panoramiques les plus époustouflantes du monde. Dans la province de l’Alberta, en traversant les montagnes Rocheuses, il relie les deux parcs nationaux de Jasper et Banff offrant en seulement 243 kilomètres une myriade d’endroits à visiter, dont le célèbre Lake Louise et le glacier Athabasca.

Dans les territoires éloignés du nord du Canada, tout a un ordre différent de l’ordinaire. Et c’est ainsi que vous tombez sur une route au nom extrêmement évocateur, “Road to Nowhere”. Il s’agit d’une route dans le très petit village d’Iqaluit au Nunavut, l’une des régions les plus isolées du pays. Seulement 3,5 kilomètres avant de se disperser dans la toundra sans fin où rien n’est tout et tout n’est rien.

Conduire en hiver

Conduire en hiver demande plus d’attention et de prudence, surtout pour la neige et la glace qui sont les plus grands dangers dans diverses parties de la nation. Les pneus hiver ne sont obligatoires que dans certaines provinces (certaines régions de la Colombie-Britannique et du Québec) et sont donc fournis par toutes les entreprises de location de voitures.

Le fait qu’elles ne soient pas obligatoires dans toutes les provinces ne signifie pas qu’elles ne doivent pas être utilisées. En fait, elles sont fortement recommandées partout où la température descend en dessous de 7 degrés pour assurer une meilleure adhérence sur la route.

Attention aux périodes de transition comme l’automne : les pneus d’hiver ne sont pas encore en place, mais de fortes chutes de neige peuvent encore se produire.

Vérifiez toujours le liquide de lave-glace, généralement en hiver un liquide spécial est fourni pour éviter qu’il ne gèle jusqu’à -40 degrés. Enlever l’accumulation de neige sur le pare-brise, les vitres, les phares et les rétroviseurs latéraux. Après le démarrage du moteur, réglez le système de chauffage sur l’option “dégivrage” qui empêchera la formation de buée sur les vitres. Chaque voiture de location en hiver est équipée d’une brosse et d’un râteau, des outils essentiels pour combattre l’hiver canadien.

Faites attention en conduisant car il pourrait y avoir une fine couche de glace presque invisible sur la chaussée. Au Canada, on l’appelle “black ice” et c’est l’une des principales causes d’accidents de la route en hiver.

Les routes de glace ne sont rencontrées que dans certaines régions du Canada. Ouverts uniquement en hiver, ils sont construits sur des surfaces d’eau gelées (rivières, lacs ou étendues de mer) pour desservir temporairement des zones qui seraient autrement isolées et éloignées. Ils réduisent les coûts de transport et permettent le déplacement de matériaux très lourds qu’il serait difficile de transporter par avion, souvent la seule liaison possible. La conduite sur ces routes demande juste un peu plus d’attention. Si elles sont ouvertes à la circulation, cela signifie qu’elles peuvent être conduites en toute sécurité. 

Les prévisions météorologiques

Il faut en tenir compte où que vous soyez, que ce soit en Islande ou en Nouvelle-Écosse. Bien sûr, à certaines saisons, il faut faire encore plus attention au temps, par exemple en hiver ou en automne. La plupart des voyages en voiture au Canada s’effectuent sur une large période allant d’avril à octobre, qui varie selon la région, le temps le plus agréable.

Il y a beaucoup de différences d’une côte à l’autre. Par exemple, alors que la Colombie-Britannique connaît des températures douces toute l’année, le Québec connaît des hivers très froids avec des températures basses record.

Vous pouvez consulter les prévisions sur le site officiel de la météo du gouvernement canadien.

Conseils généraux pour un voyage en voiture au Canada

La boîte automatique est pour les grosses cylindrées et les voitures n’ont que la plaque d’immatriculation arrière. La conduite est à droite. Il y a très peu de ronds-points, à l’endroit desquels on rencontre une série de carrefours à niveau où chaque véhicule doit s’arrêter en donnant la priorité à celui qui est arrivé le premier.

Vous pouvez également tourner à droite à un feu rouge, sauf à Montréal où la pratique est considérée comme illégale. Dans de nombreuses provinces, il est obligatoire de garder les phares allumés pendant la journée, par exemple en Nouvelle-Écosse. Les limites de vitesse sont de 50 km/h pour le centre-ville, 80 km/h pour les autoroutes rurales et 100 km/h pour les autoroutes principales. Portez toujours la plus grande attention à la présence d’animaux sur la route et aux panneaux qui l’indiquent, surtout à l’aube et au crépuscule. Si vous voyagez au Québec, rappelez-vous que les panneaux peuvent être en français.

S’il vous plaît, faites toujours très attention aux animaux le long de la route, même aux ours noirs, surtout au coucher ou à l’aube du soleil. Des panneaux de signalisation indiquent souvent leur présence dans les zones où ces rencontres sont les plus fréquentes. La plupart des animaux que vous allez voir au Canada, vous les rencontrerez sur le bord de la route, de l’énorme orignal qui tourne autour de la voiture à l’ours noir et au renard.